Deauville a ses palaces et son casino. Trouville, juste en face, séparée d’un pont et d’une rivière, a préféré rester un port de pêche qui a simplement grandi avec élégance. C’est là toute la différence — et c’est aussi pour cette raison que Marguerite Duras, qui aurait pu choisir n’importe quelle adresse sur la Côte Fleurie, a choisi Trouville pour y écrire une partie de son œuvre pendant plus de trente ans.
Temps de lecture : ~5 min
→ Trouville et Deauville, deux sœurs, pas deux rivales
→ Le marché aux poissons, cœur vivant de Trouville
→ Les villas Belle Époque et l’ombre de Marguerite Duras aux Roches Noires
→ La plage et la promenade Savignac
→ Pour qui vraiment ?
→ FAQ — Trouville-sur-Mer depuis Le Clos de Grâce
Impossible de parler de Trouville sans évoquer sa voisine. Les deux villes sont nées presque en même temps au XIXe siècle, séparées seulement par l’estuaire de la Touques — un pont, ou le petit bac qui les relie depuis 1889, suffisent à passer de l’une à l’autre en quelques minutes.
Mais leurs caractères ont pris des chemins différents : Deauville a cultivé le faste, les grands hôtels et l’hippodrome ; Trouville est restée fidèle à ses origines de village de pêcheurs, avec des prix et une ambiance plus abordables, des ruelles plus vivantes, et un vrai marché aux poissons plutôt que des boutiques de luxe en vitrine.
Ce n’est pas une question de laquelle est « la meilleure » — les habitués vous diront qu’il serait dommage de ne découvrir que l’une des deux. C’est plutôt une question d’humeur : l’envie d’un après-midi chic, ou celle d’une balade plus brute et plus vraie.
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C’est LE symbole de la ville. Sur les quais, à chaque retour de pêche, la criée s’anime : soles, bigorneaux, coquilles Saint-Jacques et huîtres passent directement du bateau à l’étal. On y vient autant pour observer que pour acheter — et repartir avec un plateau de fruits de mer à déguster sur place, face au port, reste l’une des expériences les plus authentiques de toute la Côte Fleurie.
Prenez vraiment le temps de vivre cette expérience au moins une fois (attention, fermeture vers 18h45-19h) ! Vous choisissez ce que vous allez déguster, accompagné d’une belle bouteille (à boire avec modération bien entendu). Ici, il n’y a pas de dessert, ni de pain (vous pouvez l’acheter en face), vous n’êtes pas non plus dans un restaurant. Vous êtes tout simplement au marché de poissons de Trouville-sur-mer.
Trouville s’est développée à la même époque que Deauville, et son architecture Belle Époque n’a rien à envier à sa voisine : la villa Montebello (aujourd’hui musée consacré à l’histoire des bains de mer et aux affiches de Raymond Savignac), la Maison Persane, ou le Manoir Normand valent à eux seuls une balade dans les ruelles qui grimpent vers les hauteurs.
Mais c’est l’ancien palace des Roches Noires, face à la grande plage, qui porte la mémoire la plus singulière. Marcel Proust y séjourna dès les années 1890. Soixante-dix ans plus tard, en 1963, Marguerite Duras y achète un appartement — le fameux numéro 105 — où elle reviendra chaque année jusqu’en 1996. C’est là qu’elle écrit notamment Le Ravissement de Lol V. Stein et L’Amant, fascinée par une mer qu’elle dira vouloir simplement « regarder ». Une plaque commémorative orne toujours la façade de l’immeuble, devenu résidence privée. Ce genre d’adresse, où des écrivains ont posé leur regard sur l’horizon pendant des décennies, donne à Trouville un romantisme d’une autre nature que les paillettes du casino d’en face — plus intérieur, plus littéraire.
Avec ses 1200 mètres de sable fin, la plage de Trouville n’a rien à envier à celle de Deauville. La promenade qui la borde, où alternent cabines de plage rayées et villas céramiquées, porte le nom de Raymond Savignac, l’affichiste dont l’humour graphique a longtemps incarné l’esprit trouvillais. On y marche, on y flâne, on s’y arrête pour un café face aux voiliers — sans jamais avoir l’impression de devoir se montrer.
Trouville s’adresse à ceux qui préfèrent l’authenticité à la vitrine : amateurs de marchés et de produits de la mer, curieux d’histoire littéraire et artistique, couples en quête d’un romantisme plus discret que celui de Deauville. Une bonne partie des visiteurs y vient aussi en famille, la ville ayant gardé un côté plus simple et plus vivant — mais pour un séjour au calme dans un cadre haut de gamme, mieux vaut poser ses valises au Clos de Grâce et venir à Trouville seulement pour la journée.
Comptez environ 20 minutes de route entre Le Clos de Grâce et Trouville — un peu moins que pour rejoindre Deauville, puisque Trouville se trouve du côté le plus proche de l’estuaire. Rien n’empêche d’ailleurs de combiner les deux dans la même journée : Trouville le matin pour le marché aux poissons quand il est le plus animé, Deauville l’après-midi pour les boutiques, avant de rentrer profiter de la piscine chauffée à 29°C et, pourquoi pas, d’un massage en duo pour clore la journée.
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→ La piscine chauffée du Clos de Grâce
Oui : les deux villes ne sont séparées que par l'estuaire de la Touques, traversable à pied par le pont ou via le petit bac historique qui relie les deux rives depuis 1889.
Le matin, au moment des retours de pêche, pour voir la criée s'animer et profiter des produits les plus frais ; l'ambiance reste plaisante toute la journée, mais elle est plus vivante avant midi.
L'immeuble des Roches Noires est aujourd'hui une résidence privée et ne se visite pas à l'intérieur, mais la façade et la plaque commémorative se découvrent librement en se promenant sur le front de mer.
D'une manière générale, oui : les commerces, les terrasses et les prestations y sont souvent jugés plus accessibles qu'à Deauville, sans pour autant sacrifier le charme.
Trouville se découvre un peu plus rapidement : une matinée suffit pour l'essentiel (marché, plage, villas), contre une demi-journée à une journée complète pour Deauville selon les envies.
Oui, la ville a gardé une ambiance simple et vivante qui plaît aux familles ; pour l'hébergement en revanche, un cadre plus calme et haut de gamme comme Le Clos de Grâce reste préférable à un séjour en plein centre-ville.
Deauville se visite pour son faste, Trouville pour sa mémoire et son marché. Le Clos de Grâce, sur les hauteurs de Honfleur, reste le point d’équilibre pour découvrir les deux sans jamais renoncer au calme. Réservez 3 à 5 nuits en direct sur leclosdegrace.com.